Hector BUISSNEG

A la recherche de la bibliothèque où se trouve LE PASSAGE...

15 mars 2012

Bibliothèque de l'U.T. - Charleroi, Belgique

 

 

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Université du Travail Paul Pastur : CHARLEROI : Bibliothèque. - Bruxelles : Nels, Ern. Thill ; S.d. - 15 x 11 cm

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Université du Travail, Charleroi : la bibliothèque (1e salle). - Bruxelles : Nels, Ern. Thill ; S.d. - 14 x 9 cm

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Université du Travail, Charleroi : la bibliothèque (2e salle). - Bruxelles : Nels, Ern. Thill ; S.d. - 14 x 9 cm


bibPetit historique (Source : biblio.ut.be) :

La bibliothèque publique de l'Université du Travail a été créée par la Province de Hainaut en 1903 en tant que section du Musée provincial de l'enseignement technique. Celui-ci organisait, à l'aide d'un important matériel d'outils et de machines, des cours d'apprentissage et de perfectionnement des métiers. Associé à l'école industrielle supérieure, ce musée pédagogique formait l'embryon de l'Université du Travail inaugurée en 1911.

Les collections étaient alors surtout orientées vers les disciplines techniques et professionnelles. Les dirigeants de l'UT avaient cependant souhaité que les élèves reçoivent non seulement une formation technique mais aussi une éducation complète. Pour répondre à cette attente, les collections de la bibliothèque s'ouvrirent aux domaines du savoir les plus divers et ce,dès la première guerre mondiale. Ainsi, la bibliothèque fit l'acquisition de romans susceptibles de donner le goût de lire aux jeunes élèves.

Si le Musée pédagogique n'est plus qu'un vieux souvenir, la bibliothèque a connu depuis un important développement : création d'une section jeunesse, catalogue informatisé, insertion dans le réseau de lecture publique de la Ville de Charleroi,...

En 2007 elle prend un nouvel envol à la faveur du réaménagement du bâtiment administratif : la salle de lecture et la bibliothèque enfantine disposent d'espaces plus spacieux et conviviaux, et un Espace Public Numérique y trouve aussi une place de choix, ainsi qu'une section pensée pour les adolescents, l'Espace Jeunes. De nouveaux espaces et de nouveaux outils pour faire face aux nouveaux enjeux de la lecture publique et du monde de la connaissance et de l'information en généra.

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L'atrium et la salle de prêts de la bibliothèque rénovée
© http://biblio.ut.be.

 


 

Qui sont ces étudiants chinois qui travaillent à la bibliothèque de l'Université du Travail de Charleroi?

Paul Hermant apporte une partie de la réponse sa chronique du 28 avril 2008 dont voici un extrait :

 

(...) Tenez, moi-même hier. Il faut vous dire que j'ai déjeuné avec mon père à Charleroi. Et que la conversation a roulé comme de juste autour de la Chine. Tout allait bien jusqu'à ce mon père m'assène ceci, que Mao lui-même serait venu étudier à Charleroi, qu'il aurait même résidé rue de Montpellier, à Marchienne, c'est dire. Ah non, lui dis-je, Deng Ziao Ping peut-être. Chou Enlai éventuellement. Mais Mao, que nenni…Sur cette affaire, nous avons quand même parié une bouteille.

Je suis désolé de te le dire, papa, mais dans l'état de mes informations, Mao était assez casanier et les seuls dirigeants chinois qui aient jamais étudié en Europe sont Chou Enlai et Deng Ziaoping. Le seul qui eût pu habiter la rue de Montpellier à Marchienne était Nie Rongzhen, un cadre du parti, d'accord, un Maréchal en plus, le père de la bombe atomique tout de même aussi, mais bien moins connu que Mao, Deng ou Chou, tu dois en convenir. Mais en tout cas, et à moins qu'un auditeur vienne nous départager, je peux t'affirmer que Mao, jamais de jamais n'a habité le pays noir et que je pense bien l'avoir gagné, ce pari.

C'est bien la première fois, pour ma part, que Mao me rapporterait quelque chose. Une bouteille. Et on a précisé : « Une bonne bouteille ». Ah, Mao toi qui fus grand timonier, te voilà devenu grand sommelier. Il n'y a plus de respect, mais il y a une justice. Allez, belle journée et puis aussi bonne chance…

23 mai 2008

En toutes choses, la tempérance s'impose et la patience aussi, je vous l'assure. Ainsi je vous avais dit que ce 23 mai, jour olympique, que dis-je, jour monumental puisque c'est aujourd'hui que sera inaugurée à Pékin la gigantesque sculpture d'Olivier Strebelle, je vous avais dit que nous trancherions la question des tribulations des Chinois à Charleroi.

 

 

Qui donc de Mao, de Deng Xiao Ping ou de Chou Enlai a habité rue de Montpellier à Marchienne dans les années 20 ? Qui y a appris à jouer aux cartes et qui a fréquenté l'Université du Travail ? Tel était rappelez-vous le contentieux entre mon père et moi, je vous avais fait là-dessus une chronique, un contentieux tel que je vous avais précisé que ce différend serait réglé au vin rouge, une bonne bouteille avions-nous dit.

 

Hélas, cent fois hélas. Si l'hypothèse Mao a été levée bien vite, si même d'aucuns y croient encore à Charleroi, et si nous n'avons rien trouvé non plus sur Deng Xiao Ping, les soupçons concernant Chou-Enlai, numéro deux du régime, semblaient plus légitimes. Un auditeur ne nous avait-il pas écrit avoir en sa possession une table réputée avoir appartenu à l'étudiant Chou du temps qu'il habitait du côté de Marchienne ? Une table vieille et moche, précisait-il, dont il serait bien marri d'apprendre, ajoutait-il, qu'elle ne serait finalement que moche… Et puis aussi, l'encyclopédie du mouvement wallon n'y fait-elle pas elle aussi référence, considérant là qu'il s'agissait de l'étudiant le plus célèbre de l'Université du travail ? Sans doute, mais aucune biographie de Chou-Enlai ne fait référence à autre chose qu'à des études en France.

 

Vous allez me dire, l'affaire n'est pas finie pour autant. Car ils étaient une douzaine d'étudiants chinois à Charleroi vers 1920 et je n'ai pu recenser que quatre noms. Ecoutez bien : He Changgong, Liu Bojian, Jiang Zemin et Nie Ronghzen. De ce dernier, je vous ai déjà parlé. C'est le père de la bombe atomique chinoise. Un autre a fini vice-ministre, un troisième commissaire politique de l'armée rouge et Jiang Zemin, homonyme du président qui écrasa Tien-anmen, ne fit pas grand-chose d'autre que d'organiser le bureau belge de ces étudiants-travailleurs. Ces étudiants étaient l'avant-garde d'un parti communiste embryonnaire. Il y avait trois pôles majeurs de formation en Europe : Paris, Lyon et Charleroi et les étudiants passaient souvent de l'un à l'autre. Ils y venaient à l'instigation d'un pédagogue reconnu qui séjourna aussi à Charleroi et qui s'inspira de l'enseignement qu'il reçut en Europe pour fonder sa propre méthode d'éducation en Chine communiste. On peut tout de même, je crois, en frémir un peu.

 

Mais tout ceci qui est fort intéressant ne nous dit pas encore si Chou-Enlai était marchiennois ou pas. Chou-Enlai était ce type à qui l'on demanda un jour ce qu'il pensait de la révolution française et qui avait répondu : « Il est un peu trop pour trancher ». On va dire la même chose et remettre en jeu la bouteille de mon père. Et si, en la circonstance, les auditeurs peuvent un peu aider le chroniqueur, il promet le chroniqueur de la déboucher lui-même. Allez belle journée et puis aussi bonne chance.

 

 

 


Inauguration des nouveaux locaux de la bibliothèque Langlois ; suite à l'effondrement de la dalle en 2000. Extrait du Journal de Télésambre au 19.09.2007

 

Une petite revue de presse téléchargeable ici : Bib_UT_Charleroi permettra aux plus curieux d'en savoir un peu plus sur cette rénovation.

 

 

 


Au pays des livres par dialhainaut


Commentaires

    Chinois à marchiennes-au-pont

    Un vieux camarade communiste habitant Monceau à cette époque a rencontré plusieur fois Chou en lai.Il logeait dans un grand bâtiment situé route de beaumont,entre l'actuel pont, surplombant le chemin de fer, et l'entrée du cimetiére.A ce sujet je n'ai pas d'autres précisions.

    Posté par René Andersen, 08 juin 2009 à 23:51

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